Ajaccio 13 juin 1911 - Neuilly 14 avril 1983

L’ADIEU

 

La journée du 18 avril 1983,  les obsèques d’Achille Peretti s’organisent par un triple hommage.

A 11 heures, le cortège précédé par les motards de la police, ralentit devant l’hôtel de ville de Neuilly sur le parvis duquel se sont rassemblés les membres du Conseil municipal tout nouvellement élus.

Puis  il se dirige vers l’église St-Pierre, trop petite pour contenir tous ceux qui sont venus témoigner leur sympathie. Neuilléens, personnalités nationales et internationales, politiques, culturelles et autres. Le Père Charpagne  évoque l’homme sensible qu’il lui a été donné de connaître, au delà du maire ou du président.

Dans l’après-midi se déroule la cérémonie militaire aux Invalides en présence du Gouverneur, du Chancelier de la Libération, le général d’Armée Jean Simon, et du Conseil de l’Ordre. Le cercueil recouvert du drap tricolore, porté par le pas lent des tambours, traverse la majestueuse cour dominée par la statue de Napoléon. En dernier Adieu les trompettes retentissent dans le poignant « Appel aux Morts ». Après une dernière prière au pied de l’autel de Saint-Louis, commence la veillée d’Armes des Compagnons.

Le lendemain, survolant la côte, l’avion spécial se pose sur l‘île de Beauté. C’est le retour sur la terre natale  et l’inhumation au cimetière marin d’Ajaccio. Accompagnée et accueillie par les proches, amis, personnalités continentales et insulaires, la dépouille mortelle  traverse  la haie d’honneur formée  d’un détachement de la gendarmerie, de militaires et de fusillers marins.

L’office religieux célébré par le curé de la Paroisse

St-Roch d’Ajaccio est précédé par l’allocution du chanoine Iung, ancien curé de la paroisse St-Jacques de Neuilly et ami de toujours , auxquels s’ajoutent les témoignages du sénateur-maire d’Ajaccio Charles Ornano, et du Compagnon de la Libération Pierre de Bénouville.

Les décorations piquées sur le coussin scintillent sous les rayons ardents du soleil.

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Moment émouvant et symbolique qui voit un Corse franchir le parvis de la cathédrale Saint- Louis des Invalides  dominé par Napoléon. 

Une page d’histoire se tourne.

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